Révision de la loi TVA suisse : au moins 30’000 sociétés étrangères sont tenues de remplir de nouvelles obligations déclaratives

La loi suisse sur la TVA impose de nouvelles obligations aux entreprises étrangères

A compter du 1er janvier 2018/ 1er janvier 2019 la révision partielle de la loi suisse sur la TVA (LTVA) impactera directement les entreprises étrangères non établies en Suisse. En effet, ces dernières pourront désormais être tenues de s’assujettir à la TVA suisse à raison de leurs activités sur le territoire suisse.

Consultez notre flyer technique sur le sujet pour en savoir plus :

Révision de la loi suisse en matière de TVA : au moins 30'000 sociétés étrangères tenues de remplir de nouvelles obligations déclaratives

Vous souhaitez en savoir plus sur les nouvelles obligations TVA suisse pour les entreprises étrangères ou de commerce en ligne ?

N’hésitez pas à nous contacter pour discuter de votre situation, de vos projets et plus particulièrement de leurs conséquences TVA en Suisse ainsi qu’à l’étranger.
Nous nous ferons un plaisir d’échanger avec vous sur les impacts, avantages, risques, coûts, optimisations et obligations qui en résultent.

 

Patricia More, Associée TVA, PwC Genève
+41 58 792 95 07 / patricia.more@ch.pwc.com

Olivier Comment, Directeur TVA, PwC Lausanne
+41 58 792 81 74 / olivier.comment@ch.pwc.com

Projet fiscal 17: le Conseil fédéral présente les lignes directrices de la réforme prévue

Lors de sa séance du 9 juin 2017, le Conseil fédéral a confirmé les lignes directrices du projet de réforme de l’imposition des entreprises en Suisse ; ce dernier a été adopté par l’organe de pilotage en tant que recommandation à l’attention du Conseil fédéral et a déjà été présenté dans un communiqué de presse le 1er juin 2017. Le Projet fiscal 17 (PF 17) poursuit trois objectifs principaux : il convient, en premier lieu, d’assurer l’attractivité de la Suisse. La réforme prévoit ensuite de préserver l’acceptation du système fiscal suisse compte tenu de l’évolution de l’environnement international. Finalement, le PF 17 doit veiller à réaliser des recettes fiscales suffisamment élevées à tous les niveaux. Ces objectifs sont en principe identiques à ceux de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) laquelle a été rejetée par presque 60% du peuple suisse le 12 février 2017. C’est pourquoi le PF 17 est élaboré de façon plus équilibrée. Les régimes d’imposition spéciaux sont un peu plus restrictifs en comparaison à la RIE III et les intérêts des villes et des communes ont plus d’importance.

Lisez-en plus dans notre bulletin d’information.

Si vous avez des questions , s’il vous plaît contacter votre interlocuteur de PwC habituel ou l’un des experts de PwC Suisse nommées ci-dessous.

Contacts

Andreas Staubli
Partner
Leader TLS Schweiz
Tel. +41 58 792 44 72
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Armin Marti
Partner
Leader CT Schweiz
Tel. +41 58 792 43 43
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Benjamin Koch
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Leader TP and VCT
+41 58 792 43 34
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Tax & Legal
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Claude-Alain Barke
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Remo Küttel
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Laurenz Schneider
Director
Tax & Legal
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Chute des prestations de retraite – « Contribution Matching » comme solution ?

Les taux d’intérêts bas, voir négatifs et les perspectives de croissance incertaines sont devenus la « nouvelle normalité » en Suisse. Ces éléments ont un impact sur les finances des caisses de pension – tension sur les taux de couverture, difficulté pour trouver de bonnes opportunités d’investissements et accent sur la transparence des coûts. Cet environnement pose problème pour les affiliés, et en conséquence leurs employeurs. Le montant prévu des prestations de retraite a fortement diminué. Qu’est-ce que cela signifie pour les employés et employeurs ?

Il y a 10 ans, une personne s’attendait à recevoir des rendements plus élevés sur l’argent investi pour la retraite. Le taux d’intérêt minimal LPP était de 2.50% en 2007 contre 1% aujourd’hui. Sur la même période, les rendements des obligations d’État à 10 ans ont chuté de 2.6% à -0.1%. Cet effet touche non seulement les rendements attendu des actifs mais également le coût de la rente de retraite viagère. Il faut également financer l’augmentation de l’espérance de vie des retraités. Cette augmentation est de 2 ans pour les hommes et 1 an pour les femmes.

Tous ces facteurs ont eu un impact très important sur les prestations de retraite. Selon nos calculs, en 2007 une personne âgée de 40 ans pouvait espérer recevoir une rente annuelle de CHF 1000 avec un compte épargne de CHF 7’100. Aujourd’hui, cette même personne devrait épargner CHF 14’700 pour obtenir la même rente. En 10 ans le taux d’inflation a chuté mais le coût de la retraite a augmenté dans son ensemble.

Que peuvent faire les caisses de pension ?

Les caisses de pensions visent, selon notre expérience, à maintenir le niveau des prestations de retraite tout en finançant les promesses de rentes. Cependant, elles sont dans un jeu à « somme nulle » – sans un financement supplémentaire, les affiliés devront finalement recevoir en moyenne des prestations inférieures si les résultats financiers ne sont pas ceux attendus. Une analyse approfondie et des projections robustes des prestations attendues de retraites combinées avec une communication claire pourraient être la meilleure façon de procéder dans cette situation. D’autres mesures sont à la charge des employés et employeurs en tant que bénéficiaire et sponsors des prestations de retraites.

Qu’est-ce que cela signifie pour les employés et les employeurs ?

Trouver des rendements plus élevés ? Dans les régimes de prévoyance suisse conventionnels, d’après le principe de collectivité, les employés partagent les rendements du fond tels qu’ils leur sont crédités. Cela limite les possibilités de prendre plus de risque, avec des rendements attendus plus élevés. Pour des gains plus élevés, il est possible d’opter pour une stratégie individuelle grâce au plan de retraite « 1e ». Ces plans peuvent être utilisés pour obtenir des rendements plus élevés mais ils ne sont pas forcément adaptés à tout le monde.

Départs à la retraite tardifs ? Sans épargner d’avantage, les employés doivent prendre une retraite tardive afin de maintenir leur niveau de rente. D’une certaine manière cela est compréhensible : l’espérance de vie et la proportion de vie passée à la retraite augmente sans ajustement de l’âge légal de la retraite. Les employeurs vont sans doute devoir se préparer à l’effet que le vieillissement peut avoir sur leur entreprise – non seulement en matière de recrutement et de rétention de la main d’œuvre, mais éventuellement sur leur stratégie commerciale et leur marché cible.

Les employeurs paient plus ? Une des réponses pourrait être que les employeurs paient d’avantage. Mais ils font déjà face à des défis économiques avec la concurrence croissante et la pression subie pour obtenir de bons résultats. Ainsi pour la plupart des entreprises il n’est pas acceptable d’augmenter les coûts ou d’investir plus.

Les employés paient plus ? Une autre possibilité est d’aider les employés à prendre conscience des options individuelles disponibles. Les cotisations volontaires sont généralement déductibles fiscalement. Certains employés n’ont pas suffisamment confiance en leur plan de prévoyance et n’ont pas envie de bloquer de l’argent jusqu’à leur retraite.

Comment les entreprises peuvent-elles créer des incitations supplémentaires pour que les employés cotisent d’avantage ? Un regard extérieur pourrait aider.

Est-ce que le principe du « Matching » pourrait faire partie de la solution ?

Aux États-Unis et au Royaume-Uni, les cotisations de type « Matching » sont largement répandues dans la conception des règlements de prévoyance. Lorsqu’un employés cotise un certain pourcentage de son salaire, l’employeur cotise un montant lié à ce que l’employé paie. Ce rapport pourrait être 1 :1 – par exemple, si l’employé paie 2% du salaire, l’employeur cotise également 2% – ou tout autre rapport, par exemple 2 :1 ou 1 :2.

Les avantages principaux de ce principe sont doubles. En effet, il encourage les employés à payer d’avantages et il concentre les dépenses des employeurs là où cela génère le plus de valeur pour les employés. Un de nos clients a contesté l’option commune du régime suisse des employeurs de payer la même chose pour tous les employés alors que les employés peuvent choisir leur niveau de cotisation : «Pourquoi est-ce que je ne peux pas moins de cotisations lorsque mes employés décident de moins cotiser ?» Le principe du « Matching » contribue à répondre à cette question.

Le problème réside dans la législation Suisse qui limite actuellement les possibilités d’application du « Matching » dans les plans de prévoyance réguliers. En effet, la loi requiert que le taux de cotisation des employeurs soit le même pour tous les employés appartenant à la même catégorie (par exemple même âge, rang hiérarchique, etc.). Cependant, le principe de « Matching » peut être mis en place grâce au système de rachats. Ainsi, il est possible de l’incorporer au sein d’un plan de prévoyance suisse.

Mais cela ne sera pas possible dans toutes les situations étant donné que les rachats sont assujettis à certains plafonds et restrictions qui peuvent devenir un obstacle. La gestion technique peut également être plus complexe. En ces temps difficile pour les caisses de pension, de nouvelles solutions sont nécessaires.

Contact

Richard Köppel
Pensionskassen-Experte SKPE, People and Organisation
Tel. +41 58 792 11 72
richard.koeppel@ch.pwc.com
Adrian Jones
Director, People and Organisation
Tel. +41 58 792 40 13
adrian.jones@ch.pwc.com

PwC-Immospektive Tr2/17

Interprétation de la newsletter «Méta-analyse immobilière FPRE Tr2/17»

La confiance dans l’économie suisse revient. Les revenues du secteur de la construction restent élevées. Le marché des logements locatifs se présente sous de mauvais auspices pour la première fois. Les prévisions de  croissance économique plus optimistes devraient conduire à une reprise de la demande de surfaces de bureaux.

Plus d’informations

Contact

Kurt Ritz
Partner, Real Estate Advisory
+41 58 792 14 49
kurt.ritz@ch.pwc.com

Marie Seiler
Director, Real Estate Advisory
+41 58 792 56 69
marie.seiler@ch.pwc.com

Samuel Berner
Real Estate Advisory
+41 58 792 17 39
samuel.berner@ch.pwc.com

 

Conséquences de la réforme prévoyance vieillesse 2020 sur le deuxième pilier et plus particulièrement les plans de pension enveloppants

1. Situation initiale

Le 17 mars 2017, le parlement a approuvé la reforme prévoyance vieillesse 2020. Elle comprend un paquet de mesure étendue dans le 1er et la partie obligatoire du 2ème pilier, avec pour objectif d’assurer la stabilité financière et de maintenir le niveau des rentes. La réforme sera soumise à la votation populaire le 24 septembre 2017. En cas d’acceptation, elle entrera en vigueur le 1er janvier 2018.

2. Informations de base

Les principales mesures de la réforme concernant la prévoyance professionnelle sont les suivantes :

  • Age de la retraite : Augmentation de l’âge de référence des femmes de 64 à 65 ans et augmentation de l’âge de la retraite anticipée de 58 à 62 ans (exceptions possibles)
  • Taux de conversion : Abaissement progressif du taux de conversion minimal de 6.8% à 6% sur 4 ans à partir du 1er janvier 2019, soit 1 an après l’entrée en vigueur de la réforme.
  • Salaire assuré : Augmentation du salaire assuré due à la réduction et à la flexibilisation de la déduction de coordination LPP, qui sera égale à 40% du salaire assuré minimal. La déduction de coordination ne peut pas être inférieure au montant de la rente de vieillesse minimale et pas plus élevée que 75% de la rente de retraite maximale (AVS). Cette adaptation entrera également en vigueur le 1er janvier 2019.
  • Taux de bonification de vieillesse : Augmentation des bonifications de vieillesse LPP de 1% pour les 35-54 ans (également prévu le 1er janvier 2019).
  • Génération transitoire : Les prestations garanties seront calculées selon la loi actuelle pour les personnes âgée de 45 ans et plus une année après l’entrée en vigueur de la loi. Ces prestations seront financées par le Fonds de garantie LPP.
  • Maintien de la prévoyance au-delà de 58 ans jusqu’à l’âge règlementaire ordinaire de la retraite : Si l’employé doit quitter la prévoyance professionnelle obligatoire en raison d’une résiliation du contrat de travail par l’employeur, il peut demander le maintien de la prévoyance

3. Défis pour les plans de prévoyance enveloppants

Les mesures n’ont pas toute la même importance pour les plans de prévoyance avec plans enveloppant procurant des prestations plus élevées que le minimum légal. La partie surobligatoire du compte de l’affilié est un élément clé dans ce contexte. La réforme prévoyance professionnelle 2020 n’aboutit pas nécessairement à des cotisations plus élevée pour les employeurs et les affiliés ayant un plan enveloppant. Cependant, plusieurs défis émanent de ce type de plan :

  • Age de la retraite : le nouvel âge de référence pour les femmes et l’ajustement de l’âge de la retraite anticipée semblent être une priorité. Par conséquent, le niveau cible des prestations pour les femmes doit être réajusté, ce qui pourrait mener à une adaptation du taux de conversion pour les femmes.
  • Salaire assuré/bonifications de retraite : l’augmentation du salaire assuré et des bonifications de retraite de la partie obligatoire réduisent la partie surobligatoire du compte de l’affilié. Dans le cas où le processus d’épargne reste inchangé, une réserve additionnelle ou un financement des prestations de sortie pourraient devenir nécessaire sous certaines conditions.
  • Taux de conversion : la diminution du taux de conversion minimum selon la loi actuelle augmente la part surobligatoire de la rente de retraite. Cela augmente les chances d’avoir une diminution du taux de conversion, notamment pour les plans qui ont une petite partie du compte en surobligatoire.
  • Génération de transition : en accordant la rente de retraite minimale, selon la loi actuelle, un compte témoin LPP additionnel pourrait être requis pour les affiliés de la génération de transition (les détails doivent être fixés par le Conseil Fédéral). Une fois de plus, cela augmente le degré de complexité de la prévoyance professionnelle.
  • Maintien de la prévoyance au-delà de 58 ans jusqu’à l’âge règlementaire ordinaire de la retraite : dans les conditions mentionnées précédemment, les caisses de pension devront fournir une assurance externe sur demande. Le processus de cotisation (épargne si maintenu, ainsi que les cotisations de risque et de coût) n’est plus géré par l’employeur mais par l’affilié. En conséquence, cela entraine un travail supplémentaire pour les caisses de pension. A titre d’exemple, les caisses de pension pourraient être appelées à gérer davantage les cotisations impayées de leurs membres.

En plus des défis que cela représente, d’autres innovations apparaîtront pour les caisses de pension, où la mise en pratique n’est pas claire. Cela comprend, par exemple, la nouvelle base légale créée dans l’art. 17 LFLP selon laquelle il sera possible de déduire une cotisation destinée au financement des pertes actuarielles à partir des cotisations des affiliés concernés lors du calcul de la prestation minimale de sortie. Une telle prime n’a jusqu’à présent pas été explicitement prévue dans les procédures de financement du 2ème pilier.

Il n’y aura certainement pas de referendum sur l’entier de la réforme prévoyance professionnelle 2020 car seule l’augmentation de la TVA au financement supplémentaire de l’AVS est généralement l’objet d’un referendum obligatoire. Il est à l’heure actuelle impossible de prédire comment la réforme sera accueillie par le peuple car les avantages du 1er pilier sont opposés à ceux du 2ème pilier. Cependant, selon nous, les conseils d’administration et les comités des caisses de pension ne peuvent plus ignorer la réforme dans leur prise de décision stratégique concernant la configuration des plans de prévoyance.

Contact

Richard Köppel
Pensionskassen-Experte SKPE, People and Organisation
+41 58 792 11 72
richard.koeppel@ch.pwc.com

Markus Schneeberger
Director, People and Organisation
+41 58 792 56 45
markus.schneeberger@ch.pwc.com

Les changements dans le règlement de prévoyance peuvent améliorer les marges d’exploitation selon les normes comptables américaines (US GAAP)

Mars 2017

Le « Financial Accounting Standards Board » (FASB) a récemment confirmé des changements concernant le traitement comptable des avantages postérieurs à l’emploi. Cela pourrait avoir un impact significatif sur les entreprises suisses qui présentent leurs états financiers conformément aux US GAAP. Ces changements affecteront les entreprises à partir de 2019 au plus tard, mais l’adoption anticipée est permise si la modification est effectuée durant le premier semestre de l’année. Cela signifie que, par exemple, un rapport trimestriel doit adopter la modification au 31 mars 2017 pour que le changement soit effectif au 31 décembre 2017.

Sous ce nouveau régime, seul le coût des services rendus, la partie de la charge de retraite relative aux prestations gagnées au cours de la période, sera présenté dans le résultat opérationnel. Les autres éléments de l’obligation seront désormais comptabilisés en dehors du résultat opérationnel (précédemment inclus dans le résultat opérationnel).

Pour de nombreuses entreprises, la charge de retraite comptabilisée dans le résultat d’exploitation sera réduite, ce qui aura pour conséquence de renforcer les marges d’exploitation. Avoir moins d’éléments de la charge de prévoyance dans le bénéfice d’exploitation peut également contribuer à réduire la volatilité des marges déclarées.

Cet amendement n’influe pas sur le moment où les coûts sont comptabilisés ni même sur la façon dont ils sont mesurés. Il y a seulement un impact dans les comptes où les coûts sont déclarés.

Mise en place de la mesure

L’amendement prendra effet en 2018 pour les entités publiques et en 2019 pour les autres entités. Il est permis de l’adopter de manière anticipée. Cependant, pour l’adopter de manière anticipée, le changement de méthode doit se refléter au cours de la première période intermédiaire. Par exemple, les entreprises dont l’exercice se termine au 31 décembre 2017 doivent adopter cet amendement au 31 mars 2017 pour qu’il soit effectif en 2017.

Prochaines étapes

Les entreprises doivent tenir compte de l’incidence de ces changements sur leurs systèmes et processus, ainsi que sur l’évaluation de l’impact sur les marges brutes et les marges opérationnelles. Finalement, elles devront décider quand adopter les changements.

Contactez-nous si vous avez des questions ou êtes concerné par ceci. Vous trouverez plus d’informations sur les modifications apportées dans le PDF ci-joint préparé par PwC US.

Plus d’information

Contact

Chris Rutherford
People and Organisation
Tel. +41 58 792 15 34
christopher.rutherford@ch.pwc.com

Adrian Jones
Director, People and Organisation
Tel: +41 58 792 4013
adrian.jones@ch.pwc.com

Le partage des risques (« risk sharing ») des plans de prévoyance suisses

La valorisation des caisses de pension suisses selon les normes internationales d’information financière (IFRS, IAS 19) a fait l’objet d’un long débat entre les experts et les entreprises. La norme IAS 19 définit les hypothèses et méthodes à utiliser pour calculer le compte de résultat et les différents postes du bilan.

L’obligation de l’employeur envers sa caisse de pension suisse peut être difficile à définir. En vertu des règles locales, les fonds de pension sont généralement considérés comme « entièrement financés » ; le risque d’un passif pour l’employeur est de ne financer qu’une partie du manque à gagner. Dans le cadre de la norme IAS 19, il existe généralement un passif – selon la norme IFRS, l’employeur devra payer plus que des cotisations régulières pour financer les promesses en matière de retraite et les garanties du plan de prévoyance suisse.

En réalité, de nombreuses mesures sont prises avant qu’une véritable obligation en espèces n’émerge. Ces mesures peuvent impliquer, par exemple, la modification des prestations des employés. Cela signifie que le risque est partagé entre l’employeur et les employés. La question est de savoir comment refléter ceci en accord avec IAS 19.

Est-ce que le partage des risques est acceptable selon les IFRS ?

Les actions qu’un fonds de pension pourrait prendre en réponse à un déficit de financement local incluent :

  1. Réduire l’intérêt crédité aux comptes d’épargne des employés ;
  2. Modifier le taux de conversion utilisé pour convertir le capital retraite en rente ;
  3. Exiger des cotisations additionnelles de la part des employés et des employeurs.

La situation comptable devrait être un reflet réaliste des engagements de retraite futurs prévus et de la situation du fonds. Lors de l’évaluation du bilan, il est acceptable d’évaluer l’impact et la probabilité de ces mesures à l’avance.

Comment permettre le partage des risques ?

L’impact du partage des risques dépend de la façon dont l’entreprise prévoit le développement futur du fonds de pension et des actions qu’elle engagera. Cet impact dépend également des circonstances et règles spécifiques du fonds, de l’entreprise et de son groupe d’employés.

Une analyse typique projetterait le futur niveau de financement local en fonction des rendements prévus sur les actifs de la caisse, de l’évolution des taux d’intérêt, de la mortalité, des paramètres du plan et du financement des provisions techniques. L’entreprise peut alors analyser ce qui doit arriver aux paramètres clés du plan, comme le taux de conversion et le taux d’intérêt créditeur au fil du temps. Toute analyse doit également refléter les prestations minimales et la flexibilité permise dans les règles actuelles du plan de prévoyance et la loi applicable. L’entreprise doit refléter ce qui est permis et devrait se produire.

Questions stratégiques à se poser

Le partage des risques soulève des questions importantes :

  • Comment l’entreprise réagira-t-elle réellement au sous-financement ? Comment est-ce que le sous-financement a été traité dans le passé ? Les employés ont-ils payé une partie des cotisations supplémentaires ? Est-ce que certains aspects des prestations ont augmenté pour compenser une réduction ailleurs ? Les termes formels du plan contiennent-ils déjà des clauses permettant de modifier les prestations ?
  • Toute allocation pour le partage des risques devrait refléter l’effet net de tout changement futur et être compatible avec les attentes des employés. Quelles sont les attentes des employés et quels messages ont été envoyés par les entreprises et les fonds de pension ?
  • Comment l’entreprise divulguera-t-elle l’impact ? Les lecteurs des comptes doivent être en mesure de comprendre les actions attendues, la façon dont l’entreprise est arrivée à cette conclusion et l’impact sur les comptes et sur les membres.

La Chambre suisse des experts en caisses de pensions a publié quelques principes généraux pour l’évaluation et la déclaration des caractéristiques de partage des risques des régimes de retraite suisses. Ces caractéristiques devraient également être prises en considération lors de l’évaluation de l’impact.

Le débat sur le partage des risques témoigne d’une complexité croissante

Le partage des risques n’est qu’un aspect de la complexité des rapports IFRS pour les entreprises ayant un régime de retraite suisse. La baisse des taux d’intérêt, la hausse de l’espérance de vie et la baisse des rendements des investissements prévus ont bousculé la situation financière des fonds suisses.

Cet effet est plus prononcé selon les IFRS, car cette norme implique l’utilisation des hypothèses basées sur le marché pour évaluer le poste de retraite. La position des IFRS nous montre que si la situation économique actuelle persiste, il se peut qu’il y ait des choix difficiles à faire entre les nouvelles réductions des futures prestations des actifs et le paiement de cotisations supplémentaires pour maintenir la situation financière des plans de prévoyance suisses.

Contact

Chris Rutherford
People and Organisation
+41 75 413 18 43
christopher.rutherford@ch.pwc.com

Stay Smart – Maîtrisez les Swiss GAAP RPC


Vous utilisez les Swiss GAAP RPC ? Votre entreprise envisage une conversion aux Swiss GAAP RPC ? Vous devez dresser vos états financiers selon les Swiss Gaap RPC pour répondre aux exigences du Nouveau droit comptable (art. 962 et 963 CO) ? Vous souhaitez connaître le contenu détaillé de ces normes et leur mise en pratique ? Dans l’affirmative, la 10e édition du Cours Swiss GAAP RPC de PwC est faite pour vous !

Réservez dès aujourd’hui les 15 et 16 juin 2017 ! 

Le Cours Swiss GAAP RPC – une formation de 2 jours axée sur des exemples pratiques et l’échange d’expériences

Le cours
Le cours a été spécialement conçu pour vous fournir les bases nécessaires à une bonne utilisation des Swiss GAAP RPC. Une présentation équilibrée, alliant la théorie à la pratique et illustrée par de multiples exemples concrets sous forme de mise en situation et de quiz, vous permettra de progresser dans votre compréhension des Swiss GAAP RPC et de vous sentir à l’aise dans l’utilisation de ces normes.

Grâce au Cours Swiss GAAP RPC organisé par PwC, vous serez en mesure de travailler avec les Swiss GAAP RPC de manière professionnelle et d’appliquer ces recommandations avec compétence.

Vous recevrez un certificat attestant de votre participation au séminaire.

Profil des participants
Ce séminaire s’adresse aux personnes actives dans la finance, directeurs financiers, chefs comptables, membres d’une équipe comptable, contrôleurs financiers, auditeurs internes et externes, contrôleurs de gestion ou analystes financiers qui souhaitent acquérir de solides connaissances des Swiss GAAP RPC. Il concerne aussi bien les entreprises utilisant déjà les Swiss GAAP RPC que celles envisageant une conversion future. Les dirigeants d’entreprises y trouveront la matière leur permettant d’appréhender les effets d’une première application

Dates & horaires 
Jeudi 15 et vendredi 16 juin 2017
8h30–12h00 et 13h15–17h00

Lieu du séminaire
Starling Hotel Lausanne
Route Cantonale 31, 1025 Saint-Sulpice
Plan & accès

Frais de participation
CHF 1’700.– TVA comprise.
CHF 1’550.– TVA comprise pour les membres de la Fondation Zewo.
Le prix comprend la participation aux deux jours de séminaire, le support de cours, les repas de midi, les en cas offerts durant les pauses et le parking.

Programme et inscription sur notre site : 
www.pwc.ch/stay-smart-swiss-gaap-course-french

 

 

Stay Smart – Bienvenue au cours IFRS Romandie 2017 de PwC

Vous êtes confronté ou envisagez d’utiliser les normes IFRS ? Vous souhaitez rafraîchir ou renforcer vos connaissances personnelles des normes comptables internationales ? Le cours IFRS Romandie 2017, organisé par l’Academy de PwC, est fait pour vous !

Réservez dès aujourd’hui les 7 et 8 juin 2017 !

Le cours
Le cours IFRS est un lieu de rencontre de professionnels du monde de la finance et de la comptabilité. Dispensé par des spécialistes, il allie la théorie à la pratique, avec de nombreux exemples concrets, d’exercices et de quiz.

Objectifs
Ce cours vous aidera à gérer les IFRS de manière professionnelle et à appliquer les normes avec compétence en vous donnant :

  • une solide compréhension de base des principales IFRS/IAS et des évolutions récentes ;
  • une connaissance approfondie du contenu de ces normes et de leurs modalités d’application.

Vous apprendrez de quelle manière les IFRS facilitent la rédaction de rapports transparents pour les tiers. Vous découvrirez également comment les utiliser pour vous aider à évaluer la situation financière de votre entreprise et à définir des priorités. Le cours vous indique la marche à suivre pour passer de la théorie à la pratique.

Le public-cible
Ce cours s’adresse aux personnes actives dans la finance, directeurs financiers, chefs comptables, membres d’une équipe comptable, contrôleurs financiers, auditeurs internes ou externes, contrôleurs de gestion, banquiers, trésoriers ou analystes financiers souhaitant acquérir de solides bases IFRS ou mettre à jour leurs connaissances. Les dirigeants d’entreprises y trouveront également des outils pour appréhender les effets d’une application des normes IFRS.
Le cours IFRS Romandie 2017 est présenté par des spécialistes des normes IFRS et des collaborateurs qualifiés de PwC.

Dates & horaire
Mercredi 7 et jeudi 8 juin 2017
de 9h00 à 12h30 et de 13h45 à 17h30

Frais de participation
2 jours de cours : CHF 1’700 TVA comprise
Les prix indiqués comprennent la participation aux 2 jours de cours, les supports de cours ainsi que les repas de midi et les pauses-café.

Lieu
PwC Genève
avenue Giuseppe-Motta 50, 1202 Genève
Plan & accès

Programme et inscription sur notre site :
www.pwc.ch/stay-smart-ifrs-course-french

Obtenez 12 crédits US CPE pour votre participant à cette formation en groupe. 

Détecter les cyber-attaques à temps et les combattre efficacement dans le secteur de la santé

La menace est réelle.

L’Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information (ENISA) est un réseau d’expertise dans le domaine de la sécurité informatique. Elle apporte un support dans les pays membres de l’Union Européenne aussi bien dans le secteur privé que public, dans le but d’augmenter la sécurité  des infrastructures et assurer une conformité avec les différentes régulations de l’Union Européenne.

ENISA vient de publier une étude  sur la transition des hôpitaux, d’un modèle de « hôpital traditionnel » vers celui de « hôpital intelligent ». Un hôpital devient « intelligent » lorsque de plus en plus d’appareils interconnectés (faisant partie de ce qu’on appelle « Internet Of Things ») sont utilisés et connectés au réseau informatique de l’hôpital.

Alors que cette nouvelle façon de travailler offre des avantages indéniables dans la manière de travailler, elle apporte également des challenges de sécurité à surmonter. Les risques qui en découlent doivent être gérés en prenant compte les aspects de cyber sécurité et de résilience, mais aussi le fait que la dépendance face aux systèmes d’information croît.

Objectifs et Methodologie:

L’étude vise à faire un état des lieux des menaces et vulnérabilités associés avec les hôpitaux « intelligents » et la digitalisation du secteur. Elle porte un regard approfondi sur les mesures techniques et organisationnelles qui doivent être mises en place pour réduire les risques à un niveau acceptable. Pour obtenir cette compréhension globale, l’élaboration de l’étude a impliqué plus de 30 professionnels de sécurité à des postes senior provenant du secteur des hôpitaux, l’industrie de la santé ou des agences de réglementation. L’étude synthétise 9 écarts principaux qui doivent être comblés par les hôpitaux afin d’être prêts à adapter les appareils de type « Internet Of Things » et aller de l’avant avec la transformation digitale.

Points clés:

Les conclusions suivantes ont été tirées par l’ENISA:

  1. Les deux menaces les plus souvent citées par les personnes interrogées ont pour origine des erreurs humaines et activités malicieuses. Ce sont justement ces menaces qui peuvent infliger le plus de dégâts (77% pour les activités malicieuses et 70 % pour les erreurs humaines)
  2. Les personnes interrogées identifient clairement le système d’information de l’institution hospitalière ainsi que les différents éléments y étant connectés comme les éléments critiques d’un « Smart Hospital » (voir Graphique 1)
    Les personnes interrogées identifient clairement l’infrastructure comme étant l’actif le plus important pour les hôpitaux « intelligents » (voir Graphique 1)
  3. Les personnes interrogées considèrent que parmi les mesures déployées, peu sont vraiment efficaces et la plupart sont des mesures techniques (voir Graphique 2)

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Conclusion de l’étude d’ENISA:

Les hôpitaux ne sont pas encore prêts pour la Transformation Digitale ainsi que pour les appareils IoT parce que :

  • Les actifs informatiques ne sont pas gérés par le biais d’un inventaire systématique et centralisé – L’étude propose plusieurs pistes pour le faire.
  • Les menaces et les risques ne sont pas évalués et par conséquence pas gérés – L’étude propose une taxonomie des risques applicables aux hôpitaux « intelligents ».
  • Les bonnes pratiques dans le domaine de la sécurité IT et la protection des données ne sont pas utilisés, et les manquements ne sont pas identifiés et fermés rapidement

Est-ce que votre organisation est prête à faire face à un incident de sécurité ?

La question n’est pas de savoir si un hôpital peut être la cible d’une cyber-attaque, mais quand.
Basé sur notre expérience en tant qu’auditeurs et consultants en cybersécurité, nous avons développé une approche permettant d’améliorer la posture de la sécurité des hôpitaux.
Notre approche consiste à évaluer trois éléments importants d’un programme de sécurité : l’humain, les processus et les technologies.

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PwC a développé une analyse spécifique pour le secteur de la santé permettant aux dirigeants d’hôpitaux de clarifier à quel point leur organisation est prête en termes de digitalisation, de respect des exigences de protection de données, de capacité de détection et enfin de gestion d’incidents de sécurité.

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